Les Leurres pour la pêche

Les Leurres pour la pêche

 

Les Leurres pour la pêche 

 

Un jour, un pêcheur astucieux s'aperçut que des leurres très prenants pouvaient être réalisés à partir d'une simple cuiller de table débarrassée de son manche. Cette invention ne fit certainement pas la joie de son épouse peu satisfaite de voir partir à l'eau l'argenterie familiale, mais fait désormais le bonheur des pêcheurs au lancer. Depuis ces leurres très populaires ont beaucoup évolué et il en existe de plusieurs sortes.

 

  Les cuillers tournantes plombées sur l'axe

 

Les cuillers plombées sur l'axe rassemblant leur masse sous un faible volume sont faciles à lancer avec précision.

 

1- À palette large et courte, elles « papillonnent » en tournant loin de l'axe et conviennent bien à la pêche de la truite, dans la taille 2 pesant de 3 à 5 g, selon les marques.
2- À palette allongée en forme de feuille de saule, elles tournent plus près de l'axe et « tirent » moins que les palettes larges et courtes. Elles sont préférables pour la pêche quand on lance vers l'aval parce qu'elles vrillent un peu moins. Elles sont bonnes pour la truite ou la perche dans les petites tailles et, peut-être à cause de leur plus grande ressemblance avec un poisson, peuvent, dans les tailles 4 et 5, tenter un brochet. La plupart de ces cuillers, à plombée axiale, possèdent des hameçons démontables. On peut tirer parti de cette possibilité pour réaliser des « tandems » en accouplant deux cuillers de petite taille l'une derrière l'autre, ou deux cuillers à palette trapue, ou une palette longue suivie d'une palette trapue, ou bien encore deux cuillers de tailles différentes. De tels montages donnent un leurre de forme allongée très bon pour le brochet surtout dans les eaux peu profondes des reculées d'étang à l'époque où les brochets se rassemblent en vue de leurs noces. II convient toutefois de remplacer l'hameçon triple d'origine, par un hameçon plus grand.

 

Les cuillers tournantes plombées en tête

 

Ce sont avant tout des leurres d'eaux calmes ou peu courantes. Sur un relâché, elles descendent vers le fond, tête la première, tout en continuant de tourner lentement. Cette particularité fait recommander ces cuillers pour la pêche en eau profonde ou dans les fonds irréguliers où elles peuvent suivre le relief, à condition d'être bien maniées. Dans les petites tailles, elles font probablement partie des meilleures leurres à perche, plus grandes, elles sont parfaites pour le brochet.

En raison de leur plombée en tête, il arrive qu'elles « bouclent » au lancer. Il est possible de remédier à ce défaut en freinant l'entrée de la cuiller dans l'eau en posant l'index sur le bord de la bobine du moulinet.

 

 

 

  Les cuillers ondulantes

Très utilisées par les pêcheurs de saumon, les cuillers ondulantes sont souvent délaissées, à tort, par les pêcheurs d'autres poissons. Pourtant, poisson mort mis à part, elles constituent, probablement, les leurres qui peuvent rapporter les plus beaux brochets. Même le sandre qui a la réputation de mordre assez mal à la cuiller, peut se laisser tenter par une ondulante lentement promenée au ras du fond. En petites tailles, elles sont efficaces pour les truites de printemps, bien installées sur les vairons ou pour les perches d'été ou d'automne qui chassent en bandes les alevins sur les gravières.

 

Les ondulantes existent en deux types principaux:

 

1- À palette lourde et large, elles peuvent être lancées sans adjonction d'aucun lest supplémentaire.

 

2- À palette étroite et légère, plus frétillantes et, semble-t-il, préférées par le sandre, elles exigent, pour être lancées commodément, d'être plombées. II est possible de placer le plomb sur la ligne, à une distance de 30 à 80 cm ; cette façon

pour ralentir le plomb et faire passer la cuiller devant, mais cela ne marche pas à tous les coups, surtout quand il y a du vent ! L'autre solution est apportée par le montage d'un « plomb-bateau » placé juste devant la palette. Ce montage rend les lancers plus faciles et plus précis mais il arrive que la nage du leurre en soit perturbée. II faut donc vérifier, en faisant nager la cuiller, sous peu d'eau, que tout fonctionne correctement.

 

 

Les Cuillers Mouche

 

Une cuiller mouche est une palette suivie d'une mouche artificielle. Cet ensemble pesant entre 1 et 2 g est surtout utilisé dans la pêche de la truite ou du chevesne à l'aide d'un matériel ultra-léger. II est parfois très bon, certains soirs d'été, lorsque ces poissons chassent dans des rapides peu profonds. En remplaçant la mouche par un hameçon de 6 sur la hampe duquel sont enroulés quelques brins de laine, on obtient un excellent leurre à perche.
La palette est parfois remplacée par une petite hélice de métal ou de plastique, guère plus efficace mais vrillant le fil encore plus rapidement.

 

Les cuillers ' vaironnées '

 

L'association d'une cuiller plombée sur l'axe et d'un poisson artificiel en plastique souple donne un leurre de forme allongée, excellent pour le brochet ou la grosse truite. Dans les grandes tailles, ces leurres sont bons pour le brochet et, paraît-il, le sandre. Dans les plus petites tailles, ils sont excellents pour la perche.

 

 

  Les Leurres Souples

 

Qu'ils s'appellent Twists, meppsy, virgules, clowns, etc., cette nouvelle génération de leurres de plastique souple a connu rapidement un vif succès auprès des pêcheurs. Dans les régions où ils sont répandus, le bruit a même couru que ces petites choses frétillantes et multicolores allaient même « tuer la cuiller », ce qui semble excessif puisqu'ils sont déjà associés avec succès à des palettes tournantes et ondulantes. En se gardant de tout excès d'enthousiasme, il faut reconnaître que ces nouveaux leurres sont de premier ordre pour la capture des carnassiers, même s'ils ne représentent pas plus que les autres la panacée universelle.

Le plus souvent, ces leurres souples sont montés sur des hameçons à tête plombée. Ils donnent ainsi de très bons résultats parce que, nageant toujours, pointe en l'air, ils permettent de pêcher très lentement et au ras du fond sans accrocher. II faut cependant bien assortir la taille de l'hameçon à celle du leurre, la plupart des pêcheurs ayant tendance à utiliser des hameçons trop grands, qui confèrent à l'ensemble trop de raideur et l'empêchent de se tortiller de façon aussi attractive.

Pour les très grands modèles (dépassant 15 cm de longueur totale), il semble préférable d'utiliser une monture à deux hameçons ( Type Drachkovitch )- II faut aussi toujours veiller à ce que la pointe de l'hameçon ressorte toujours à l'intérieur de la courbe de la queue, contrairement à ce que font de nombreux pêcheurs qui pensent ainsi mieux dégager la pointe. Non seulement la position « pointe à l'intérieur » ne gêne absolument pas la pénétration de l'hameçon dans la gueule du poisson, mais elle favorise la stabilité de l'ensemble, alors que, lorsque la pointe de l'hameçon ressort à l'extérieur, le leurre à tendance à se coucher sur le flanc à la récupération. Cette position ne nuit pas à son pouvoir attractif, mais elle facilite les accroches sur le fond.
Pour bien exploiter la possibilité de ces leurres à travailler lentement, il faut éviter de choisir des hameçons trop lourdement plombés. En effet, la manoeuvre de l'ensemble qui s'apparente beaucoup plus à celle du poisson mort qu'à celle d'une cuiller tournante, doit toujours conserver une certaine « légèreté ».

 

 

 Les poissons Morts

 

 

Un poisson mort, présenté comme il se doit, est un des meilleurs appâts à offrir aux carnassiers dont il constitue l'essentiel de la nourriture. Les brochets, les perches et les truites préfèrent chasser des proies vivantes et se pêchent avec des poissons morts auxquels le pêcheur communique l'apparence de la vie. Les sandres qui se nourrissent aussi bien de proies mortes et inertes, peuvent être capturés à l'aide de poissons morts « posés ». Les Britanniques pêchent également le brochet au « posé » mais je n'en ai jamais pris ni jamais vu prendre, en pêchant ainsi.
À défaut de poissons frais, des poissons congelés peuvent convenir mais tiennent moins bien sur les montures.
De nombreuses espèces constituent des appâts convenables, à condition que leur taille soit à la mesure de la gueule du prédateur recherché. Pour la perche ou la truite, choisir des poissonnets d'environ 5 cm, pour l'anguille ou le sandre, préférer des petits poissons de 7 à 8 cm, mais un vrai brochet ne reculera pas devant un poisson de 12 cm et un « mastard » dépassant 10 livres ne fera qu'une bouchée d'un gardon de 200 g. En pêchant l'anguille ou le sandre au « posé », il est possible d'employer des morceaux de poissons coupés à la bonne dimension, si on ne dispose pas d'assez petits poissons. Que des poissons-appâts fréquentant les mêmes eaux que les carnassiers recherchés soient plus à même d'assurer une capture, reste à démontrer, du moins en ce qui concerne le brochet et la truite, qui m'ont maintes fois prouvé qu'ils ne reculaient pas devant l'inconnu. Le sandre, lui, est beaucoup plus fantasque. Certains jours, il accepte n'importe quoi d'autres, il se met à refuser la plus affriolante des ablettes à partir du moment où elle a perdu quelques écailles. Cependant, il semble montrer une réelle prédilection pour la chair de l'anguille présentée en tronçons.
Malgré ces bizarreries, et sauf à vouloir se compliquer inutilement la vie, on peut penser qu'à condition de respecter une taille adéquate, n'importe quelle espèce y compris des poissons achetés chez le poissonnier, peut convenir en se souvenant toutefois que les espèces soumises à une taille réglementaire ne peuvent être employées en-dessous de cette taille.

Il existe un multitude de monture à poissons morts ( Gorge hook, Ariel, Duborgel, monture à disque, monture casquée, Drachovitch ), elle sont toutes équivalentes tant que le pêcheur sait les manier.

 

 Les Poissons Nageurs

Bien qu'ils puissent, occasionnellement séduire un autre carnassier, les poissons nageurs sont avant tout des leurres à brochet. Les plus connus sont les rapalas. Ils existent en deux catégories, ceux qui, moins denses que l'eau flottent au repos et s'enfoncent à la traction, et ceux qui, plus lourds, pêchent comme les leurres traditionnels.

Les poissons flottants
En raison de leur faible densité, les poissons qui flottent se lancent assez mal, mais permettent d'explorer le dessous des arbres dont les branches pendent si bas qu'elles rendent un lancer impossible. On les laisse dériver jusqu'à l'endroit où l'on souhaite les voir plonger. Quelques-uns disposent d'une bavette réglable qui laisse la possibilité de faire varier l'angle de plongée. En général, plus la position de la bavette est horizontale, plus la plongée sera verticale et rapide.
Les poissons flottants sont à recommander pour la pêche dans les reculées d'étangs ou dans tous les endroits où poussent des herbiers, sous une faible épaisseur d'eau. Après avoir lancé le leurre, on le laisse remonter en surface et en modulant la vitesse de récupération, on peut choisir assez exactement la profondeur à laquelle il travaille. Ces endroits dans lesquels, en été, se postent souvent de beaux brochets tapis le dos au ras de l'herbier, ne peuvent être pêchés avec des leurres plombés qui accrochent à chaque lancer. De plus, en entrecoupant la récupération de temps d'arrêt, on fait remonter le poisson nageur vers la surface et ce semblant de fuite est propre à déclencher l'attaque d'un carnassier. Pour pêcher plus profond tout en 
récupérant très lentement, on peut plomber à distance et en dérivation. De cette façon, le poisson plonge verticalement à la suite du lest mais lorsque celui-ci touche le fond, il se tient verticalement tête en bas, queue vers la surface. En récupérant doucement et irrégulièrement, le leurre plonge par accoups, imitant certains poissons comme la brème et le hotu qui se nourrissent sur le fond. En procédant ainsi, les accrochages sont très rares - ce qui est préférable étant donné le prix auquel sont vendus ces poissons - et si on a pris soin de fixer la plombée en dérivation sur un fil moins résistant que la ligne principale, la perteest limitée à la plombée.

Les poissons qui coulent
Les poissons nageurs plus denses que l'eau pêchent plus profond mais obligent à récupérer plus rapidement, canne haute,
si on ne veut pas tapisser le fond de l'eau de ces précieux accessoires. Il est possible de minimiser ce risque en démontant le,
ou les hameçons, qui sont fixés sur le ventre du poisson et qui ne servent pas à grand-chose, à moins que le leurre soit de taille très importante, et en remplaçant l'hameçon de queue par un hameçon double, pointes en l'air.

À la suite de l'ablation des hameçons ventraux, le leurre est parfois déséquilibré et se balance d'un flanc sur l'autre. Le déséquilibre, qui peut être une bonne chose en donnant au leurre une allure de poisson malade, peut être supprimé en fixant quelques petits plombs à la place des hameçons enlevés.

 

 

 

 

 

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