PECHE DU BROCHET

  • AU VIF

    1 AU VIF
    Pêcher le brochet au vif   Voici certainement la méthode la plus ancienne qui permette la capture d'un poisson à l'humeur aussi fantasque que le brochet, C'est la technique la plus pratiquée de nos jours, car simple à mettre en oeuvre, efficace pour tromper la vigilance des gros sujets, amusante et spectaculaire car elle permet de suivre avec précision toutes les étapes du déroulement de la touche, souvent très longue chez le brochet. La pêche au vif n'est pas simple, encore moins rustique : il s'agit d'un art tout de finesse, qui exige une grande connaissance des habitudes du poisson, de ses postes, de ses rythmes alimentaires. Le MatérielBrochet au vif Canne puissante de 4,50m à 5,50mMoulinet Tambour fixe mi-lourdNylon de pêche : 28 à 40/100 suivant la taille des poissons présents et de l'encombrement du plan d'eau   Taille des vifs Brochet au vif Si le brochet concentre en certaines circonstances sa prédation sur des alevins de 4 à 5 cm de long, il semble toujours préférable, pour tenter de gros sujets, d'utiliser des grands vifs dont la taille atteint ou dépasse les 20 cm. Cela exclut également la capture de brochetons qui se remettent souvent mal de leur mésaventure. Dans les pays anglo-saxons, il était ainsi commun de pêcher le brochet... au brochet, les sujets de 2 ou 3 livres n'ayant jamais rebuté un beau 20 ou 30 livres. Eschage des Vifs :  Cf la pêche au vif Au vif à la ligne flottante Brochet au vif C'est la technique la plus employée. Elle répond en effet aux conditions les plus générales et permet au vif d'évoluer librement pour explorer la plus grande surface possible à des profondeurs faciles à faire varier grâce au réglage du flotteur. L'action du vif étant transmise au flotteur, on contrôle également mieux le déroulement des événements sous l'eau. Cette méthode présente toutefois un inconvénient majeur : elle ne permet pas de positionner le vif à proximité immédiate d'un obstacle (donc d'un refuge potentiel à brochet) en raison des risques importants d'accrochage, à moins de le brider sous la canne.Pensez à prendre un flotteur en rapport avec la taille du vif, ni trop petit pour que le vif l'entraîne sous l'eau, ni trop gros pour que le carnassier ne sente pas son inertie et relâche aussitôt sa proie. De même, un flotteur fixe fait bien l'affaire étang peu profond ou en rivière,mais, dans les lacs très profond, la hauteur d'eau oblige à utiliser unflotteur coulissant, réglable à la hauteur voulue grâce à un noeud d'arrêtfixe ou coulissant sur la bannière ( cf dessin de droite ). Au vif à la plombée Brochet au vif C'est la technique par excellence pour être sur de pêcher bien au fond, les gros spécimens s'y trouvent souvent et, même s'ils n'ont pas spécialement faim, il ne dédaigneront sûrement pas une proie si facile à attraper.La seule difficulté réside dans le fait de bien présenter le vif, préférez pêcher avec des vifs qui évoluent en surface ( Ablette, vandoise, ... ), ceci afin qu'ils ne se réfugient au fond, de même, cette pêche est à proscrire dans les plans d'eau ou le fond est très encombré, par contre, elle est excellente dans les gravières, ou le fond est très propre. Au vif avec Pater-noster Brochet au vif Il est utilisé de préférence à la ligne flottante chaque fois qu'il faut immobiliser le vif dans un espace réduit situé entre des obstacles, ou l'empêcher de dériver sans fin sous l'action du vent et des vagues. Un émerillon parer poster est fixé sur le corps de ligne. Sa boucle externe porte une crinelle d'acier, force 5 à 7 kg, de 40 à 50 cm ~la longueur de la crinelle ne doit jamais permettre au vif d'atteindre le fond. Un fil «cassant» (plus fin) d'environ 60 à 70 cm est attaché à la 3e boucle de l'émerillon. L'ensemble est lesté par une plombée de 15 à 30g.    
  • AUX LEURRES

    1 AUX LEURRES
    Pêcher le brochet aux leurres   Le MatérielBrochet aux leurres Canne de 2,50m à 3,00mMoulinet Tambour fixe leger à mi-lourdNylon de pêche : 24 à 35/100   La pêche aux leurres, très active, permet de couvrir un vaste terrain. C'est un tort de la juger plus simple, moins variée que la pêche au poisson mort. Un leurre doit être manié avec science afin de donner l'illusion de la vie, être lancé à un endroit précis correspondant au bon poste, souvent situé sous une voûte de feuillage inaccessible ou entre les tiges d'une roselière. Il semblerait que la température de l'eau exerce une influence certaine sur la rentabilité de cette technique, qui n'est guère efficace en dessous de 7°C et au-dessus de 25 °C, seuils thermiques au-delà desquels le poisson demeure quelque peu apathique.   Les cuillers tournantes Brochet aux leurres Ce sont des leurres de premier ordre et, à ce titre, très utilisés. Malheureusement de trop nombreux pêcheurs exploitent mal leurs qualités en récupérant beaucoup trop vite. Dans les eaux moyennement encombrées, elles se prêtent très bien à un ratissage minutieux des postes entre les obstacles. Afin d'éviter de blesser de nombre brochetons, il est essentiel de choisir des modèles de grande taille (4 ou 5 selon modèles). Une bonne cuiller à brochet dois tourner dès son entrée dans l'eau, y compris lorsqu'elle plonge au cours d'un re cher. Elle doit travailler efficacement à des vitesses de récupération très lentes. Il existe deux grands types de modèles- Les cuillers plombées sur l'axe (sous la palette), surtout utilisées pour de faibles profondeurs telles qu'on les observe en étang (4 à 5 m), et dans les zones où le courant est inexistant- Les cuillers plombées en tête, intéressantes pour les grandes profondeurs et la prospection de fosses bordées de courants violents. Ces modèles remportent un vif succès pour la pêche du brochet aux leuures car il est possible de changer le lest selon la profondeur. Les cuillers ondulantes Brochet aux leurres On ne compte plus les brochets qui ont succombé à l'éclat tentateur d'une cuiller ondulante, leurre dont le principe de fonctionnement est d'une simplicité biblique : elle demande à être travaillée comme un poisson mort. L'attrait qu'elle exerce sur les carnassiers n'est pas dû à une quelconque rotation plus ou moins rapide de la palette, source de vibrations, mais à des mouvements dus à la forme de la cuiller et imprimés par les coups de poignet du pêcheur. Une ondulante efficace présente une nage lente, hésitante, entrecoupée de petits sursauts et de brusques changements de direction. Elle trouve son plein emploi dans les eaux calmes et profondes des grands lacs, et présente de très nombreux avantages pour la pêche du brochet aux leurres.- selon son poids, elle peut travailler à toutes les hauteurs d'eau, de la surface au ras du fond. Grâce aux systèmes anti-herbes équipant des palettes très légères, elle est utilisable dans les étangs envahis de végétation- l'obligation de «sentir» le leurre, de rester en contact permanent avec la cuiller, oblige à mieux pêcher, moins mécaniquement- sa simplicité de fabrication en diminue le prix de revient... On peut d'ailleurs aisément réaliser des modèles soi-même, ce qui représente une joie supplémentaire lorsqu'on capture un poisson avec son propre leurre. Surtout, la cuiller ondulante reste utilisable sans trop «tirer» dans des gammes de tailles très élevées (15-25 cm). Nous pouvons sourire des «chausse-pieds» irlandais, qui sont cependant les seuls leurres susceptibles de prendre, à la traîne, les brochets de 20 à 40 livres peuplant les lacs de ce beau pays. Il existe des modèles plus ou moins galbés, droits ou en forme de S. Les plus simples, à palettes plates, doivent être maniés réellement comme le poisson mort. Les autres peuvent travailler seuls, notamment sous l'effet d'un petit courant ou de variations dans la vitesse de récupération. Les poissons-nageurs Brochet aux leurres En dépit d'un prix élevé, les poissons nageurs remportent un vif succès auprès des pêcheurs de brochet aux leurres. La gamme de tailles, de formes, de nages, d'utilisations possibles en fait des leurres adaptés à toutes les situations. Certains plongent, d'autres flottent. Réalisés en balsa ou en caoutchouc, ils ondulent ou frétillent grâce à une bavette fixe ou mobile plus ou moins longue, et pêchent donc pratiquement seuls. Il faut savoir que les montures dotées de trois hameçons triples ne sont utilisables, conformément à la législation, qu'en eau close et privée. La réputation de la marque Rapala n'est plus à faire, avec, parmi le vaste éventail disponible, l'Original flottant pesant 7 ou 21 g pour une longueur de 13 ou 18 cm, le Slider articulé en queue, le CD Magnum, les Magnum flottants et surtout le fameux Shad Rap. La marque Water Queen propose le Rush Mer, mesurant 14 cm et pesant 30 g, grand plongeur, excellent en lac pour le brochet aux leurres.Les modèles flottants conviennent particulièrement l'été, dans les étangs envahis de végétation. Ils remontent en effet en surface dès que la récupération est interrompue, et s'enfoncent profondément si on l'accélère. On peut donc les faire travailler dans les éclaircies d'eaux libre situées par exemple au milieu des nénuphars, postes d'affût privilégiés des brochets.                                                               
  • AU MORT MANIE

    1 AU MORT MANIE
    Pêche du brochet au mort manié     Le MatérielBrochet au mort manié Canne puissante de 2,80m à 3,20mMoulinet Tambour fixe léger à mi-lourdNylon de pêche : 28 à 35/100 fil fluorescent indispensable pour bien suivre l'animation du poisson    De nombreux montages existent sur le marché : Drachkovitch, Roc, Ariel, Turbo, Cannelle, Laurens,  Diane, Ondine, etc., et des montures artisanales à fabriquer soi-même. (Corde à piano de 80/100, une olive de 15 g, une crinelle d'acier de 8 kg, du fil de cuivre, deux hameçons triples n° 6. Prendre des poissonnets de 10 à 20 cm pour le brochet au mort manié. Les tuer juste avant l'emploi : ils ont une meilleure tenue sur la monture et ils gardent une bonne souplesse et un bel éclat. Les poissonnets les plus employés, dans l'ordre, par les spécialistes: le gardon, le rotengle, la brêmette, la perchette, l'ablette, le chevesne, le goujon, etc. La mise en place sur la monture du poissonnet dépend du type de la monture : suivre la notice du fabricant. L'action de pêche Brochet au mort manié Il faut provoquer l'attaque, déclencher l'agressivité du brochet en donnant une « vie » au poisson mort. La présentation et l'allure, saccadées et lentes, doivent imiter au mieux celles d'un poissonnet blessé qui fuit par bonds hésitants, s'arrête en frémissant, repart, et qui virevolte près du fond. C'est là que le brochet au mort manié devient tout un art. Frein réglé plutôt dur, anti-retour mis, lancer souplement le poisson mort légèrement au-delà du poste choisi. Freiner, à l'aide de l'index, le nylon sortant de la bobine du moulinet pour obtenir un contact plus moelleux du poisson mort avec la surface de l'eau. Sans fermer le pickup du moulinet, accompagner la descente du poisson mort jusqu'au fond; c'est le moment où l'on observe la détente du fil fluorescent. Aussitôt, rabattre le pick-up et tendre la ligne en baissant la canne. Relever la canne sans récupérer le nylon par une ou deux tirées plus ou moins amples. Reprendre le fond en accompagnant le poisson mort. Récupérer la ligne détendue et recommencer assez lentement mais très irrégulièrement.   Touche et ferrage Brochet au mort manié Lors des tirées, l'attaque du brochet se traduit par un arrêt sourd, une sensation de lourdeur indéfinissable; sur les relâchés, par un déplacement du fil ou bien par un choc brutal. Ferrer énergiquement à la touche.Le laisser se fatiguer, ne pas le brutaliser, manoeuvrer pour qu'il s'écarte des obstacles dangereux. S'il vient facilement, s'attendre à une réaction violente quand il aperçoit le pêcheur gesticulant avec l'épuisette ou la gaffe. Desserrer rapidement le frein pour lui permettre de prendre du fil sans risque de casse pour la ligne. Maîtriser patiemment sa défense avant de tenter la mise à l'épuisette.  
  • COMPORTEMENT

    1 COMPORTEMENT
    LE BROCHET et sa pêche      Description :   Les traits morphologiques les plus remarquables, chez le brochet, sont la gueule, si parfaitement conçue pour la capture des proies, et le corps, si bien profilé pour l'attaque surprise. La gueule en bec de canard, large, aplatie, et arrondie, s'ouvre démesurément pour montrer un armement impressionnant de plus de 700 dents, acérées et coupantes, se répartissant en deux catégories ayant chacune sa fonction : celles qui garnissent les mâchoires, les moins nombreuses mais les plus grosses et les plus longues, servent à saisir et à clouer la proie; les autres, fines et serrées en massifs, tapissent le palais et la langue et, inclinées vers l'intérieur, ont pour rôle de conduire la proie vers le fond de la gorge en l'empêchant de ressortir.Le corps, parfaitement hydrodynamique, avec une nageoire dorsale rejetée loin vers l'arrière et une caudale large et puissante, n'est pas conçu pour une nage à grande vitesse prolongée, comme celui du saumon par exemple, mais pour le rush foudroyant à partir de l'immobilité de l'affût afin d'intercepter la proie qui passe à bonne portée.La robe du brochet est d'ailleurs parfaitement mimétique grâce aux couleurs et aux motifs (taches, zébrures) qui lui permettent de se confondre avec son environnement; d'un milieu aquatique à l'autre, ces couleurs peuvent varier considérablement: jaune paille et gris argenté à verdâtre sur le corps, avec des nageoires orangé à brun rouge, très vives et contrastées dans des eaux claires acides et très pâles et affadies dans les eaux opaques. La femelle peut atteindre une longueur de 1,50 m pour un poids de 35 kg en Europe et, selon certains auteurs, jusqu'à 65 kg en Sibérie - ce qui le placerait bien au-dessus du fameux muski (masquinonge) nord-américain, brochet géant qui ne dépasse pas (!) 2 m de long pour une quarantaine de kilos. Mais chez nous, des sujets de 15 à 20 kg sont déjà de très gros brochets. Les mâles sont sensiblement plus petits, n'atteignant qu'exceptionnellement une dizaine de kilos.       Comportement :    Le brochet vit dans pratiquement toutes les eaux douces, courantes ou non, acides ou calcaires; ainsi, on le trouve aussi bien dans un étang que dans le cours m Bien qu'essentiellement chasseur de proies vivantes - et, plus rarement, dans des conditions normales, «ramasseur» de proies mortes -, le brochet est loin d'être ce féroce prédateur pour lequel il a longtemps passé. Il a des cycles d'activité alimentaire espacés de plusieurs jours (parfois huit à dix), entre lesquels il reste totalement apathique, ce qui fait qu'il est bien loin, au total, de manger «son propre poids de poisson par jour», comme l'on disait dans le temps.Loin d'être un nuisible, il assume une fonction indispensable dans la régulation des équilibres interspécifiques du milieu où il vit, en limitant les espèces à fort pouvoir de reproduction, et aussi dans la sélection de chacune en éliminant les sujets les plus faibles ou malades. Dans les plans d'eau ou cours d'eau où il n'est pas en densité suffisante, il peut se produire des perturbations graves, comme le nanisme des perches, dont il est le prédateur limitant naturel (les premières proies des tout jeunes brochets sont les alevins de perche qui, nés après eux, sont à la bonne taille juste au bon moment) ou bien l'installation d'une maladie sur une espèce donnée, sa dégénérescence, etc.Il vit en solitaire, sur un territoire dont l'étendue est fonction de ses besoins et de la densité en poisson-fourrage. Tout concurrent qui s'y aventure fait l'objet d'une agression; si le plus faible ne fuit pas, il peut être mangé par le plus fort: ce cannibalisme constitue également une régulation et une sélection de l'espèce par elle-même. Toutefois, ces territoires ne sont pas fixés une fois pour toutes et s'il se produit, à un moment quelconque, une grosse concentration de proies, les brochets peuvent accepter une cohabitation sans agressivité du fait de l'absence de concurrence alimentaire.Une autre cause de cohabitation momentanée est la reproduction, qui a lieu en mars: à ce moment, on peut trouver une grosse femelle et plusieurs petits mâles réunis sur une frayère (lieu peu profond et riche en végétation: il s'agit souvent du cours inférieur de petits affluents ayant inondé leurs rives). Mais dès que la femelle s'est libérée de ses veufs, elle retrouve son agressivité et est capable de dévorer les mâles les plus petits.         Le brochet se nourrit habituellement de proies vivantes, des poissons en majorité, mais aussi des mollusques, des crustacés, des larves, des têtards, des batraciens, des reptiles, des petits rongeurs, des poussins d'oiseaux aquatiques, etc. À l'état juvénile, son régime alimentaire comporte autant de larves, de vers Le brochet se nourrit habituellement de proies vivantes, des poissons en majorité, mais aussi des mollusques, des crustacés, des larves, des têtards, des batraciens, des reptiles, des petits rongeurs, des poussins d'oiseaux aquatiques, etc. À l'état juvénile, son régime alimentaire comporte autant de larves, de vers et de petits crustacés que d'alevins de poissons. Par la suite, il devient essentiellement chasseur: pour cela, il se met en embuscade en prenant une attitude caractéristique: corps légèrement oblique, tête vers le haut, pectorales frémissantes; si l'on observe, au contraire, une position horizontale ou, mieux encore, oblique, la tête vers le bas, il n'est pas en attente d'une proie. Le mécanisme de la séquence d'attaque est le suivant: grâce aux nombreux pores sensoriels qu'il a sur le pourtour de la mâchoire inférieure et, surtout, sur la ligne latérale, il est doté d'un détecteur d'ondes très sensible; de très loin, il perçoit les vibrations émises par une proie qui se rapproche, et commence à se préparer à l'attaque en s'orientant dans la bonne direction. A mesure que les vibrations s'intensifient, le réflexe d'attaque s'arme jusqu'à un paroxysme qui se déclenche de façon foudroyante quand la proie parvient à bonne portée mais qui peut être stoppé à tout Moment si un stimulus inhibiteur est capté. La vision, quant à elle, semble n'entrer en action qu'à l'ultime moment, pour ajuster le coup de gueule. et de petits crustacés que d'alevins de poissons. Par la suite, il devient essentiellement chasseur: pour cela, il se met en embuscade en prenant une attitude caractéristique: corps légèrement oblique, tête vers le haut, pectorales frémissantes; si l'on observe, au contraire, une position horizontale ou, mieux encore, oblique, la tête vers le bas, il n'est pas en attente d'une proie. Le mécanisme de la séquence d'attaque est le suivant: grâce aux nombreux pores sensoriels qu'il a sur le pourtour de la mâchoire inférieure et, surtout, sur la ligne latérale, il est doté d'un détecteur d'ondes très sensible; de très loin, il perçoit les vibrations émises par une proie qui se rapproche, et commence à se préparer à l'attaque en s'orientant dans la bonne direction. A mesure que les vibrations s'intensifient, le réflexe d'attaque s'arme jusqu'à un paroxysme qui se déclenche de façon foudroyante quand la proie parvient à bonne portée mais qui peut être stoppé à tout Moment si un stimulus inhibiteur est capté. La vision, quant à elle, semble n'entrer en action qu'à l'ultime moment, pour ajuster le coup de gueule.   co Régime Alimentaire:   Le brochet se nourrit habituellement de proies vivantes, des poissons en majorité, mais aussi des mollusques, des crustacés, des larves, des têtards, des batraciens, des reptiles, des petits rongeurs, des poussins d'oiseaux aquatiques, etc. À l'état juvénile, son régime alimentaire comporte autant de larves, de vers et de petits crustacés que d'alevins de poissons. Par la suite, il devient essentiellement chasseur: pour cela, il se met en embuscade en prenant une attitude caractéristique: corps légèrement oblique, tête vers le haut, pectorales frémissantes; si l'on observe, au contraire, une position horizontale ou, mieux encore, oblique, la tête vers le bas, il n'est pas en attente d'une proie. Le mécanisme de la séquence d'attaque est le suivant: grâce aux nombreux pores sensoriels qu'il a sur le pourtour de la mâchoire inférieure et, surtout, sur la ligne latérale, il est doté d'un détecteur d'ondes très sensible; de très loin, il perçoit les vibrations émises par une proie qui se rapproche, et commence à se préparer à l'attaque en s'orientant dans la bonne direction. A mesure que les vibrations s'intensifient, le réflexe d'attaque s'arme jusqu'à un paroxysme qui se déclenche de façon foudroyante quand la proie parvient à bonne portée mais qui peut être stoppé à tout Moment si un stimulus inhibiteur est capté. La vision, quant à elle, semble n'entrer en action qu'à l'ultime moment, pour ajuster le coup de gueule. urs moyen d'une rivière à truite, dans un grand lac, dans les eaux d'un marécage ou dans un grand fleuve. On le trouve aussi dans les eaux saumâtres ou f Le brochet vit dans pratiquement toutes les eaux douces, courantes ou non, acides ou calcaires; ainsi, on le trouve aussi bien dans un étang que dans le cours moyen d'une rivière à truite, dans un grand lac, dans les eaux d'un marécage ou dans un grand fleuve. On le trouve aussi dans les eaux saumâtres ou faiblement salées de certaines côtes scandinaves. Son aire de répartition excluait l'Espagne, mais on le rencontre maintenant aussi dans ce pays à la suite d'introductions artificielles. Normalement, il se tient dans des profondeurs n'excédant guère 4 à 5 m toutefois, il est capable, pour diverses raisons (migration de ses proies, recherche de sa «zone de confort»), de descendre beaucoup plus profondément; mais son habitat normal se situe dans les zones les plus éclairées (même s'il s'y tient à l'ombre), les moins froides et les moins turbulentes. II recherche les secteurs riches en « couverts » où il peut se dissimuler pour se mettre en embuscadeherbiers, arbres et branchages immergés, blocs rocheux, accidents de relief du fond, etc. Néanmoins, il peut suivre un banc de poissonnets jusqu'au milieu d'un immense plan d'eau, restant dans les 4 ou 5 m de surface même si la profondeur y est de plusieurs dizaines de mètres. aiblement salées de certaines côtes scandinaves. Son aire de répartition excluait l'Espagne, mais on le rencontre maintenant aussi dans ce pays à la suite d'introductions artificielles. Normalement, il se tient dans des profondeurs n'excédant guère 4 à 5 m toutefois, il est capable, pour diverses raisons (migration de ses proies, recherche de sa «zone de confort»), de descendre beaucoup plus profondément; mais son habitat normal se situe dans les zones les plus éclairées (même s'il s'y tient à l'ombre), les moins froides et les moins turbulentes. II recherche les secteurs riches en « couverts » où il peut se dissimuler pour se mettre en embuscadeherbiers, arbres et branchages immergés, blocs rocheux, accidents de relief du fond, etc. Néanmoins, il peut suivre un banc de poissonnets jusqu'au milieu d'un immense plan d'eau, restant dans les 4 ou 5 m de surface même si la profondeur y est de plusieurs dizaines de mètres.   ment salées de certaines côtes scandinaves. Son aire de répartition excluait l'Espagne, mais on le rencontre maintenant aussi dans ce pays à la suite d'introductions artificielles. Normalement, il se tient dans des profondeurs n'excédant guère 4 à 5 m toutefois, il est capable, pour diverses raisons (migration de ses proies, recherche de sa «zone de confort»), de descendre beaucoup plus profondément; mais son habitat normal se situe dans les zones les plus éclairées (même s'il s'y tient à l'ombre), les moins froides et les moins turbulentes. II recherche les secteurs riches en « couverts » où il peut se dissimuler pour se mettre en embuscadeherbiers, arbres et branchages immergés, blocs rocheux, accidents de relief du fond, etc. Néanmoins, il peut suivre un banc de poissonnets jusqu'au milieu d'un immense plan d'eau, restant dans les 4 ou 5 m de surface même si la profondeur y est de plusieurs dizaines de mètres. Le brochet vit dans pratiquement toutes les eaux douces, courantes ou non, acides ou calcaires; ainsi, on le trouve aussi bien dans un étang que dans le cours moyen d'une rivière à truite, dans un grand lac, dans les eaux d'un marécage ou dans un grand fleuve. On le trouve aussi dans les eaux saumâtres ou faiblement salées de certaines côtes scandinaves. Son aire de répartition excluait l'Espagne, mais on le rencontre maintenant aussi dans ce pays à la suite d'introductions artificielles. Normalement, il se tient dans des profondeurs n'excédant guère 4 à 5 m toutefois, il est capable, pour diverses raisons (migration de ses proies, recherche de sa «zone de confort»), de descendre beaucoup plus profondément; mais son habitat normal se situe dans les zones les plus éclairées (même s'il s'y tient à l'ombre), les moins froides et les moins turbulentes. II recherche les secteurs riches en « couverts » où il peut se dissimuler pour se mettre en embuscadeherbiers, arbres et branchages immergés, blocs rocheux, accidents de relief du fond, etc. Néanmoins, il peut suivre un banc de poissonnets jusqu'au milieu d'un immense plan d'eau, restant dans les 4 ou 5 m de surface même si la profondeur y est de plusieurs dizaines de mètres. Le brochet vit dans pratiquement toutes les eaux douces, courantes ou non, acides ou calcaires; ainsi, on le trouve aussi bien dans un étang que dans le cours moyen d'une rivière à truite, dans un grand lac, dans les eaux d'un marécage ou dans un grand fleuve. On le trouve aussi dans les eaux saumâtres ou faiblement salées de certaines côtes scandinaves. Son aire de répartition excluait l'Espagne, mais on le rencontre maintenant aussi dans ce pays à la suite d'introductions artificielles. Normalement, il se tient dans des profondeurs n'excédant guère 4 à 5 m toutefois, il est capable, pour diverses raisons (migration de ses proies, recherche de sa «zone de confort»), de descendre beaucoup plus profondément; mais son habitat normal se situe dans les zones les plus éclairées (même s'il s'y tient à l'ombre), les moins froides et les moins turbulentes. II recherche les secteurs riches en « couverts » où il peut se dissimuler pour se mettre en embuscadeherbiers, arbres et branchages immergés, blocs rocheux, accidents de relief du fond, etc. Néanmoins, il peut suivre un banc de poissonnets jusqu'au milieu d'un immense plan d'eau, restant dans les 4 ou 5 m de surface même si la profondeur y est de plusieurs dizaines de mètres.   Le brochet vit dans pratiquement toutes les eaux douces, courantes ou non, acides ou calcaires; ainsi, on le trouve aussi bien dans un étang que dans le cours

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